Falaises

Retour sur le stage grande voie en pays de Savoie

Ce printemps, Didier et Yann ont eu la chance de suivre un stage de grimpe en grande voie en éprouvant toutes les météos possibles de notre belle région de Savoie.

Le 20 mars après une splendide période de beau temps où il faisait bon grimper au soleil, la neige faisait son retour en force sur les falaises de basse altitude. Il a fallu beaucoup d’imagination pour trouver une voie « grimpable » avec ces conditions. J’ai proposé la voie « Le Maximun » (D+ 6b/170m) à la Pierre du Quart sur les bords du lac du Bourget. Seulement, je ne connaissais pas cette voie, et cette première expérience fut très rude pour Didier et Yann qui ont dû redoubler de courage pour braver le froid, découvrir et appliquer les techniques de grande voie, et grimer dans leur niveau maximum malgré la longue interruption de l’escalade à cause du covid.

Pourtant, cette entrée en matière ne les a pas refroidis, puisque le 10 avril, ils récidivaient dans la voie « Là bas si j’y suis » à la Pierre Taillée (notre falaise locale). Cette fois-ci, le temps était nuageux et très venteux, mais cela ne les a pas arrêtés. Nous avons même fait un peu de « rab » en grimpant une des longueurs en 6a sur la deuxième partie de la falaise. Au total, nous avons grimpé 150 mètres. Visiblement, j’étais donc avec deux durs à cuire.

Puisque ni le froid, ni le vent, ni les nuages ne les impressionnaient, mère nature décida de les soumettre au gril lors de notre sortie du 25 avril. Ce jour-là, nous avons l’enchaîné « balade sentimentale » (AD- 4c/150m) et « zig zag » (D- 5c/150m) au mont Baron au-dessus du lac d’Annecy. Les 300 mètres de voie cumulés ont été avalés sans difficulté, une belle satisfaction. Même si le chaud soleil de printemps a fait suer cette cordée venue du froid, là encore, ce n’était pas assez pour les arrêter.

Le 9 mai, changement d’ambiance. Didier et Yann étant insensibles aux variations de la météo, je décidais de proposer une « longue » grande voie sur le magnifique Gneiss du Chatelard : « cacao girls ». Cette voie de 380 mètres en 6a+ max est un joli morceau de grimpe situé chez nos voisins suisses. Cette fois-ci, la météo était idéale : légère brise et beau soleil. Mais, le cocktail « grand beau » et « itinéraire classique » est souvent synonyme de bouchons, comme sur l’autoroute des vacances. Nous avons dû patienter très longuement derrière un groupe de trois cordées de débutants. Au deux tiers de la voie, après plus de quatre heures à sécher comme des saucissons dans nos baudriers, je me suis résolu à passer devant pour les doubler (chose que je fais rarement). La dernière longueur en 6a+ a été le coup de grâce pour nos deux grimpeurs « tout-temps » après cette très longue journée passée sur le rocher. Nous reviendrons pour finir les derniers 50 mètres…

Enfin, le 30 mai, constatant que Didier et Yann avaient bien progressé pendant ce stage, je proposais une voie un peu plus rude et engagée « Solstice d’été » aux dalles de la rosière. La première longueur est un mur raide en 5c qui laisse toujours quelques souvenirs la première fois. Puis les longueurs sont plus faciles, mais les points sont assez espacés. Quelle que soit la météo, le frisson est garanti pour la fin de la quatrième longueur (également 5c). Pour cette dernière sortie, Vivian et Loïc, fraîchement formés en grimpe en grande voie lors du stage Verdon du week-end précédent, étaient venus grimper avec nous. Ceci a permis de terminer sur une belle note « club » en regroupant une partie des participants des deux stages en grande voie de 2021.

Un commentaire

  • Yann

    Superbe stage,
    Fred est un super pédagogue qui a su s’adapter à nos attentes, à notre niveau, nous encourager. Il nous a clairement permis de progresser tout en découvrant des sites aussi variés que somptueux.
    Un grand merci à lui !

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