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C’est parti pour la nouvelle saison d’aventure

Nous commençons cette nouvelle saison de l’école d’aventure avec presque la même équipe que l’année dernière : Jul, Oscar, Robin, Candide, Agathe, et Margaux. Naël est le nouveau de l’équipe. Fantine est excusée pour ce début d’année, car elle est en train de parfaire son « Espagnole » à Barcelone (ou son « Catalan »).

Pour la reprise, l’objectif est de parcourir le samedi la toute nouvelle via ferrata de la Gorge du Cé au Mont-Saxonnex, suivi du canyon du Bronze tout juste à côté, puis le dimanche de revoir les techniques de grimpe en grande voie et couenne à la falaise de Servoz. Comme d’habitude, ce n’était pas le plan initial, car nous devions aller camper à Vallorcine, mais chose incroyable, les températures ont brutalement chuté pour notre week-end de reprise, nous obligeant à nous replier plus bas en vallée. C’est un comble après les épisodes de canicule de l’été…

Pour cette première journée, Stéphane, le père de Naël, nous fait le cadeau (😉) de nous accompagner pour remplacer Lorraine qui a d’autres obligations professionnelles. Ainsi, nous nous retrouvons comme d’habitude au Gymnase de Groisy à 8h30 pour charger les voitures avec tout le matériel pour le week-end. Je suis super content de revoir notre équipe d’aventuriers. Nous passons toujours de bons moments ensemble.  

Pendant le trajet, je prends des nouvelles de chacun : quelle classe, quelle école, comment les vacances se sont passées, etc. ? Cette année plusieurs auront des examens en fin d’année scolaire : brevet, bac de français et bac. Il faudra peut-être ajuster les dates des sorties…

En arrivant à Mont-Saxonnex, nous avons une petite surprise. Il y a le trail des 24 heures du Mont, impossible de se garer comme prévu ! Heureusement, nous avons de la chance et nous trouvons deux places dans le village (avec le Van ce pas toujours facile de se garer).

La via ferrata est relativement facile, mais l’objectif est surtout de leur donner l’occasion de refaire le point sur le matériel à prévoir et revoir les bonnes pratiques d’évolution (merci à Robin pour le breifing). Pendant le parcours, nous pouvons facilement discuter est raconter quelques blagues. Naël m’en fait découvrir une que j’ai mis du temps à comprendre : « Quelle est la longueur d’un tout ? » (Réponse en fin d’article !). La via est sympa, mais elle le sera plus encore le jour où les tyroliennes seront réouvertes. Bon, nous en avons tout de même trouvé une ouverte!

De retour sur la place de l’église, nous faisons une pause déjeuner en regardant les trailers se préparer. Puis, après cette longue pause (« qu’est-ce que sa dévore un ado ! »), nous partons vers le canyon, que je ne connais pas. Sur place, j’ai la chance de pouvoir échanger avec un guide local qui me briefe sur les astuces du canyon. Un fois revêtit de nos habits de lumière, nous commençons la marche d’approche en mode « sauna », d’autant plus que je ne suis pas le chemin le plus court.

Mon objectif pour le canyon était de laisser les jeunes faire les manips, mais l’eau est bien froide, alors je me ravise. La première vasque est un joli terrain de jeu : toboggan, sauts de plusieurs hauteurs, nous y restons un bon moment (merci au collègue guide pour les infos). Puis nous avançons dans le canyon très étroit et ponctué de quelques ressauts à franchir en rappel. Malgré toute l’énergie que je peux mettre pour faire les manips rapidement, et même avec l’aide de Stéphane pour les préparatifs, les jeunes ont froid. Tout le monde est content quand nous sortons.

Sur le parking, nous retrouvons Lorraine et (Bao) pour la plus grande joie du groupe. Un peu de séchage et nous partons vers le camping de Taninges où j’ai réservé une tente pour la nuit.

Pour le repas du soir, Lorraine a préparé un couscous dont il ne restera rien. Le repas est aussi un moment partage où chacun raconte ses histoires de prof (les pauvres, ils ont dû avoir des acouphènes dans les oreilles toute la soirée) et quelques bonnes blagues ou plaisanteries.

Le lendemain nous allons donc à la falaise de Servoz, que je ne connais pas non plus. Ici, la marche d’approche est réduite à traverser la chaussée pour le plus grand plaisir d’une aventurière (chut ! Pas de nom). Après une révision de la manip de haut de voie, le groupe redécouvre la joie et les déconvenues de la grimpe en falaise : pas facile de lire les mouvements et de surmonter ses émotions. Nous avons assisté à de belles bagarres pour atteindre le relai. Je suis également content de voir que les petits jeunes qui font du 7a n’arrivent pas à ouvrir les pots de compote… Heureusement pour nos estomacs, certains connaissent des astuces. L’après-midi, je refais une mini grande voie avec les motivés (Robin, Jul, Oscar, Naël et Agathe), juste histoire de revoir toutes les manips.

Terrassé par la chaleur et une crise de « bof », nous repartons vers Groisy vers 16h30 un peu en avance sur mon horaire de retard. Voici une bonne petite reprise, et comme dit Naël « le tout est de six mètres ».

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